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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 16:30

Entre le cœur et la raison

Des cercles et des cycles, une vérité répétée ou un cycle voyageur ?

( Nous ne faisons que nager dans nos cercles limités temporaires

dans des roulements passagers et des cycles

qui naviguent tous dans un cercle global qui s’étend... )

 

 

Qu’est ce que les cercles ? Qu’est ce qui les provoque et qu’est ce qui leur met un terme ? Ces cercles et leurs ondulations qui naissent d’une force et qui meurent de faiblesse, que nous inspirent ils ?
Le cercle est un mouvement à l’origine, comme la poule vivante dont le corps est mobile est à l’origine d’une image de celle-ci à un moment donné. Le cercle comme nous le connaissons est une image ou un dessin, il est un cliché d’un mouvement continu dans tous les sens et toutes leurs dimensions qui provient d’une force centrale et dont l’élan dépend de l’énergie de cette force et des forces internes de ce mouvement circulaire qui provoque des chocs constants et successifs qui œuvrent dans le sens de l’étendue de cette continuité circulaire. Nous n’allons pas trop nous arrêter ici sur la force centrale, ni sur son essence ni sur ses causes, mais nous allons nous concentrer seulement sur l’avènement de ce mouvement circulaire et nous allons chercher depuis dans l’essence de l’existence en général qui est un mouvement global et dans ce que j’appellerai des mouvements ou des cercles temporaires qui constituent cette existence.
Tout mouvement est circulaire parce qu’il a à l’origine un déplacement d’un son ou un décalage de particules minuscules soit par la dispersion ou par la concentration. Le mouvement s’il ne parait pas toutefois circulaire, il a absolument à l’origine de son avance linéaire ou multidimensionnelle.. des cercles, quelque soit ce mouvement même s’il parait avancer sur un droit niveau. La ligne droite n’étant en réalité qu’une conception, qu’une vision. La vision ; bien sur, n’est pas une vérité. Une ligne droite est une destination assurément, mais elle n’est ainsi conçue que quand nous la traçons virtuellement, quand nous y sommes contraints en géométrie. Ou peut-être encore qu’elle est une destination infinie, une destination sans limite, une idée ! Et ce, d’un point de vue donné, par la force d’une pensée.. par la pensée pratique. La ligne droite est une vision qui, si adoptée par plusieurs individus, elle devient par la concentration un mouvement de pensée ou de philosophie comme nous les connaissons déjà, ou une entité comme l’école, l’association, l’organisation, le parti, ou.. la poule…

Remarquons bien que la ligne droite suit une direction sur une ligne virtuelle et que la pensée peut se rassembler dans un regroupement vers une destination commune prédéfinie, un objectif donné.
Tout le problème est là : La détermination de la destination c’est immobiliser l’horizon et le contenir dans une image alors qu’il est un mouvement par la force de la nature ! Un regroupement philosophique par exemple ou d’intérêts.
Ces lignes droites ne peuvent être que passagères, elles deviennent ainsi circulaires partant de ce caractère limité qui leur est propre dans la pensée. Effectivement, la ligne droite commence par un point donné et finit dans un point imaginaire qui est généralement le point d’un nouveau départ. Le mouvement depuis le point donné au point imaginaire est un cercle finit, un ministère par exemple ou un gouvernement, à sa fin part le cercle suivant pour que commence avec lui et avec d’autres cercles parallèles le mouvement composé, d’un autre cycle, une autre civilisation par exemple.
Les civilisations sont ainsi des cycles, des cycles dont le mouvement se compose de cercles en mouvement. Puissent les visions s’unir autour de quelque chose donnée, ou autour de conceptions définies, elles restent toujours une vue. Une vue temporaire malgré la pluralité. Une vue qui part d’une force et qui dégénère pour mourir de faiblesse et demeurer une image seulement. Une référence. Une histoire.
Peut-être serons nous d’accord à ce niveau que la vérité ne réside ni dans la pluralité ni dans la rareté ni encore moins donc dans l’individu. Car l’individu disparaît et disparaît avec lui sa vision s’il ne la partage pas avec autrui, la rareté se disperse rapidement avec le temps et n’a pas d’effets soutenus par conséquent dans celui-ci, la pluralité malgré le nombre croissant de ses éléments devient une image ou une référence qui s’ajoute à l’ensemble des mouvements qui étaient et sont devenus des références seulement. La vérité change tout le temps.
La vérité prend une forme virtuelle depuis le temps et depuis l’espace. Peut être que le temps qui nous comprend tous est la vérité par ce qu’il rejoint celle-ci dans le changement, dans la continuité. Peut-être encore que nous nous réunirons plus tard par conséquent pour croire à ce qui existe et à ce qui est ressenti en même temps afin que nous puissions avoir la même vision.. et la même perception de l’effet du son qui dépasse nos conceptions imaginaires.

Les cercles nous encerclent et nous comportent naviguant sur les cycles continus du temps comme des vagues avant qu’elles ne se brisent sur une plage, comme des ondulations. Une génération, les années vingt ou le début du vingtième siècle, la période, l’ère, la civilisation, l’état…
Les cercles enroulent notre vérité temporaire visible par la vérité qui se doit d’être ressentie seulement, par la vérité qui était avant nous et qui se prolonge devant nous.
La vérité nous a devancé. Quand la vérité était, nous n’étions pas. La vérité prend le devant. Et comme nous étions, nous avons lu, nous avons su beaucoup de choses, nous avons aspiré, cherché et réussi.. mais nous ne savons encore pas. Comment pouvons nous savoir alors que tous ce que nous avons vu et que nous avons senti n’est que des traces que nous ont rapporté les sciences humaines et quelque anthropologie et dernièrement quelques analyses scientifiques hasardeuses. Des paroles qui demeurent des lectures humaines. Des avis qui peuvent être détaillés et précis. Ce sont des vérités certes, mais ils ne sont pas la vérité, seulement parce que la vérité nous comprend.
Nous les êtres humains tous ainsi que ceux qui nous ont précédés ne sommes qu’une part de la vérité, ou encore nous ne sommes qu’une seule de ses diverses composantes.

Les sciences, comme nous le témoignons de temps en temps, n’ont pas encore pu dépasser le pêché d’Abel. Qu’est-ce que cette science qui commet le même crime ? Cette science qui tue sa sœur ! Cette science qui revient sur ses vérités.
Nous n’avons pas vu la vérité, pourquoi la chercher dans l’imaginaire ?

Observons les vérités qui s’enroulent et suivons les dans leurs formes que les cercles ont définit ! Faisons un tour sur nous-mêmes et voyons ce que nous pouvons sentir et imaginer. Suivons les traces dans le passé.
Les formes, la diversité et les dimensions nous ont aveuglé. La lumière du soleil nous a troublé et nous n’avons pas retrouvé la lumière du sentiment qui est issu à l’origine de l’obscurité.. sinon.. pourquoi sommes-nous aussi sensibles dans le noir ?
Contemplons comment notre sentiment à nous tous est le même quand nous pénétrons un espace obscur ! Contemplons les couleurs de notre peur ! C’est une expérience que nous avons tous vécue, et nous tous craignons le noir malgré la certitude qu’il est paisible dans le cas d’une traversée expérimentale. La lumière du soleil n’est pas tout. La lumière du soleil voile toute la vérité circulaire qui nous entoure, toute la vérité qui nous comprend, toute la vérité qui réside dans les espaces nébuleux.
L’existence dans les limites du soleil n’a pas de sens. Nous sommes vraiment excentriques malgré les cercles.. Nous cherchons une vérité qui nous comprend. Pouvons-nous murer ce qui nous comprend ? Combien dense est l’univers pour notre conscience ! Et combien loin est l’univers de notre connaissance ! Comment pouvons-nous savoir ? !


Ressentons ! Vivons ce qui est et savourons ce qui ne se voit et qui nous interpelle ! Pensons philosophiquement ! Respectons la question ! Respectons ce qui nous est révélé ! Reconnaissons tout simplement que nous ne savons pas et que nous essayons seulement de comprendre pour mieux vivre ! Il n’est pas important comment tu te vois vivre, l’important est que tu sentes que tu vis vraiment malgré la vision de l’autre. L’autre te suivra dans ce bien être.
C’est un sentiment que nous sentons dans notre cœur, la raison ne peut le contenir.
Les sentiments du cœur perçoivent peut-être des signaux depuis le cerveau, mais le mode de pensée du cerveau n’atteint pas les signaux du cœur. Le cœur perçoit l’absent que la raison perd. Le cerveau est statique, le cœur par contre bat. Tous deux, rien dans le corps ne peut les substituer et.. ils ne croissent pas… Le cœur meut.

Le mouvement a une force derrière lui qui le provoque. Le mouvement auquel nous appartenons nous comprend pour la seule raison qu’il nous est antérieur, antérieur à notre existence. Comment donc pouvons nous percevoir par la raison la force provocatrice de ce mouvement qui nous comprend ? La raison ne peut jamais atteindre cette force parce que son existence est antérieure à la notre et à notre raison.
Tenons nous donc à un seul cycle pendant notre mouvement de pensée philosophique, pendant notre tentative de compréhension, et déplaçons-nous entre les cycles pourvu que nous nous rapprochions à travers certains d’entre ces derniers à la réalité du cercle global qui est en mouvement. Déplaçons-nous entre les choses de la vie et essayons de prendre conscience d’une partie de leur réalité, de leur vérité.
La vie est un ensemble de mouvements qui se déplacent sur des cycles qui proviennent d’un passé lointain et qui passent (le temps présent qui est en mouvement) dans le temps qui suit ce passé (le temps futur qui va toujours vers l’avant) sur des cercles. Notre présent est un temps qui est en mouvement, qui suit notre passé.
Nous traitons notre présent comme nous traitons la ligne ou le trait en géométrie. Nous fixons le mouvement du temps pour l’étudier ou pour nous arrêter sur un fait donné pour une certaine raison, pour une certaine déficience, car le temps ne s’arrête pas, mais je crois que je peux affirmer qu’il coule tel l’écoulement de l’eau ou qu’il court comme le vent dans des roulements cycliques autour c’un centre voyageur.
En dehors de la pensée humaine, il n’y a ni passé, ni présent, ni avenir.
Le temps est un mouvement infini dans des cercles, sur des cycles. La ligne droite n’est qu’une vision qui appartient à un être droit qui se voit droit malgré la forme ronde de ses yeux et malgré les composantes circulaires de sa vue, de sa vision et de son avis, malgré la rondeur du monde et des mouvements cycliques dans l’univers.
Les cycles s’anéantissent de faiblesse, ils sont des cycles poussés au sein d’un cercle global qui s’étend. Nous nageons sur un seul cycle seulement entre d’innombrables cycles, un très petit cycle dans toute l’ampleur de l’univers et qui porte notre vie que nous considérons tout à notre redressement.
La vie est un ensemble de cycles en mouvement continu au sein d’un cercle global qui s’étend et qui se déplace, un cercle qui navigue ou qui avance.
La vie est destruction et construction continues en même temps qui a un commencement qu’a provoqué une force, et une fin que finit la faiblesse. La vie a été, elle est entrain de passer sur ses cercles vers un temps qui nous dépasse.
Nous sommes une temporalité seulement. Nous sommes une durée matérielle qui passe vers une fin inévitable.

Le ressenti ne finit pas de nager dans des cercles à la recherche de la vie, à la recherche de cœurs qui battent pour y laisser un impact d’un sentiment. Les sentiments nous encerclent de tous les cotés. Ils entrent en collision contre les courants sanguins dans nos veines et y provoquent des vibrations qui sont tantôt délicieuses et tantôt douloureuses. Les sentiments nagent, se condensent et se dispersent selon l’énergie d’attraction ou de rejet de celui qui les porte, de l’être vivant. Les sentiments sont une énergie électromagnétique qui nage dans l’espace.. Chacun a ces récepteurs et ses capacités à décrypter les codes éternels. Les sentiments nagent dans des cercles invisibles que ne peut atteindre la raison et que le cœur ressent.

Vivons notre circulation sanguine, soutenons nos cœurs et voyons comment nous animons et comment nous faiblissons malgré nous en attendant notre fin. Nous sommes vivants par la force. Par la force nous nous trouvons dans un cycle. Nageons dans nos cercles et gardons notre sans léger. Tournons le dos à la recherche de la vérité, à ce moment là seulement la vérité viendra à nous car elle a toujours été là. Elle est en nous laissée à nos sentiments selon la croyance.

Si nous nous retrouvons, nous vivons vraiment ! Et si nous restons égarés, alors c’est que la vie ne fait que nous emporter !


Allal Ferri - Mai 2010

Traduction de l'article original en arabe ici publié dans la rubrique "Articles"

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Published by Allal Ferri Allal Ferri - dans Articles
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