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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 16:30

Entre le cœur et la raison

Des cercles et des cycles, une vérité répétée ou un cycle voyageur ?

( Nous ne faisons que nager dans nos cercles limités temporaires

dans des roulements passagers et des cycles

qui naviguent tous dans un cercle global qui s’étend... )

 

 

Qu’est ce que les cercles ? Qu’est ce qui les provoque et qu’est ce qui leur met un terme ? Ces cercles et leurs ondulations qui naissent d’une force et qui meurent de faiblesse, que nous inspirent ils ?
Le cercle est un mouvement à l’origine, comme la poule vivante dont le corps est mobile est à l’origine d’une image de celle-ci à un moment donné. Le cercle comme nous le connaissons est une image ou un dessin, il est un cliché d’un mouvement continu dans tous les sens et toutes leurs dimensions qui provient d’une force centrale et dont l’élan dépend de l’énergie de cette force et des forces internes de ce mouvement circulaire qui provoque des chocs constants et successifs qui œuvrent dans le sens de l’étendue de cette continuité circulaire. Nous n’allons pas trop nous arrêter ici sur la force centrale, ni sur son essence ni sur ses causes, mais nous allons nous concentrer seulement sur l’avènement de ce mouvement circulaire et nous allons chercher depuis dans l’essence de l’existence en général qui est un mouvement global et dans ce que j’appellerai des mouvements ou des cercles temporaires qui constituent cette existence.
Tout mouvement est circulaire parce qu’il a à l’origine un déplacement d’un son ou un décalage de particules minuscules soit par la dispersion ou par la concentration. Le mouvement s’il ne parait pas toutefois circulaire, il a absolument à l’origine de son avance linéaire ou multidimensionnelle.. des cercles, quelque soit ce mouvement même s’il parait avancer sur un droit niveau. La ligne droite n’étant en réalité qu’une conception, qu’une vision. La vision ; bien sur, n’est pas une vérité. Une ligne droite est une destination assurément, mais elle n’est ainsi conçue que quand nous la traçons virtuellement, quand nous y sommes contraints en géométrie. Ou peut-être encore qu’elle est une destination infinie, une destination sans limite, une idée ! Et ce, d’un point de vue donné, par la force d’une pensée.. par la pensée pratique. La ligne droite est une vision qui, si adoptée par plusieurs individus, elle devient par la concentration un mouvement de pensée ou de philosophie comme nous les connaissons déjà, ou une entité comme l’école, l’association, l’organisation, le parti, ou.. la poule…

Remarquons bien que la ligne droite suit une direction sur une ligne virtuelle et que la pensée peut se rassembler dans un regroupement vers une destination commune prédéfinie, un objectif donné.
Tout le problème est là : La détermination de la destination c’est immobiliser l’horizon et le contenir dans une image alors qu’il est un mouvement par la force de la nature ! Un regroupement philosophique par exemple ou d’intérêts.
Ces lignes droites ne peuvent être que passagères, elles deviennent ainsi circulaires partant de ce caractère limité qui leur est propre dans la pensée. Effectivement, la ligne droite commence par un point donné et finit dans un point imaginaire qui est généralement le point d’un nouveau départ. Le mouvement depuis le point donné au point imaginaire est un cercle finit, un ministère par exemple ou un gouvernement, à sa fin part le cercle suivant pour que commence avec lui et avec d’autres cercles parallèles le mouvement composé, d’un autre cycle, une autre civilisation par exemple.
Les civilisations sont ainsi des cycles, des cycles dont le mouvement se compose de cercles en mouvement. Puissent les visions s’unir autour de quelque chose donnée, ou autour de conceptions définies, elles restent toujours une vue. Une vue temporaire malgré la pluralité. Une vue qui part d’une force et qui dégénère pour mourir de faiblesse et demeurer une image seulement. Une référence. Une histoire.
Peut-être serons nous d’accord à ce niveau que la vérité ne réside ni dans la pluralité ni dans la rareté ni encore moins donc dans l’individu. Car l’individu disparaît et disparaît avec lui sa vision s’il ne la partage pas avec autrui, la rareté se disperse rapidement avec le temps et n’a pas d’effets soutenus par conséquent dans celui-ci, la pluralité malgré le nombre croissant de ses éléments devient une image ou une référence qui s’ajoute à l’ensemble des mouvements qui étaient et sont devenus des références seulement. La vérité change tout le temps.
La vérité prend une forme virtuelle depuis le temps et depuis l’espace. Peut être que le temps qui nous comprend tous est la vérité par ce qu’il rejoint celle-ci dans le changement, dans la continuité. Peut-être encore que nous nous réunirons plus tard par conséquent pour croire à ce qui existe et à ce qui est ressenti en même temps afin que nous puissions avoir la même vision.. et la même perception de l’effet du son qui dépasse nos conceptions imaginaires.

Les cercles nous encerclent et nous comportent naviguant sur les cycles continus du temps comme des vagues avant qu’elles ne se brisent sur une plage, comme des ondulations. Une génération, les années vingt ou le début du vingtième siècle, la période, l’ère, la civilisation, l’état…
Les cercles enroulent notre vérité temporaire visible par la vérité qui se doit d’être ressentie seulement, par la vérité qui était avant nous et qui se prolonge devant nous.
La vérité nous a devancé. Quand la vérité était, nous n’étions pas. La vérité prend le devant. Et comme nous étions, nous avons lu, nous avons su beaucoup de choses, nous avons aspiré, cherché et réussi.. mais nous ne savons encore pas. Comment pouvons nous savoir alors que tous ce que nous avons vu et que nous avons senti n’est que des traces que nous ont rapporté les sciences humaines et quelque anthropologie et dernièrement quelques analyses scientifiques hasardeuses. Des paroles qui demeurent des lectures humaines. Des avis qui peuvent être détaillés et précis. Ce sont des vérités certes, mais ils ne sont pas la vérité, seulement parce que la vérité nous comprend.
Nous les êtres humains tous ainsi que ceux qui nous ont précédés ne sommes qu’une part de la vérité, ou encore nous ne sommes qu’une seule de ses diverses composantes.

Les sciences, comme nous le témoignons de temps en temps, n’ont pas encore pu dépasser le pêché d’Abel. Qu’est-ce que cette science qui commet le même crime ? Cette science qui tue sa sœur ! Cette science qui revient sur ses vérités.
Nous n’avons pas vu la vérité, pourquoi la chercher dans l’imaginaire ?

Observons les vérités qui s’enroulent et suivons les dans leurs formes que les cercles ont définit ! Faisons un tour sur nous-mêmes et voyons ce que nous pouvons sentir et imaginer. Suivons les traces dans le passé.
Les formes, la diversité et les dimensions nous ont aveuglé. La lumière du soleil nous a troublé et nous n’avons pas retrouvé la lumière du sentiment qui est issu à l’origine de l’obscurité.. sinon.. pourquoi sommes-nous aussi sensibles dans le noir ?
Contemplons comment notre sentiment à nous tous est le même quand nous pénétrons un espace obscur ! Contemplons les couleurs de notre peur ! C’est une expérience que nous avons tous vécue, et nous tous craignons le noir malgré la certitude qu’il est paisible dans le cas d’une traversée expérimentale. La lumière du soleil n’est pas tout. La lumière du soleil voile toute la vérité circulaire qui nous entoure, toute la vérité qui nous comprend, toute la vérité qui réside dans les espaces nébuleux.
L’existence dans les limites du soleil n’a pas de sens. Nous sommes vraiment excentriques malgré les cercles.. Nous cherchons une vérité qui nous comprend. Pouvons-nous murer ce qui nous comprend ? Combien dense est l’univers pour notre conscience ! Et combien loin est l’univers de notre connaissance ! Comment pouvons-nous savoir ? !


Ressentons ! Vivons ce qui est et savourons ce qui ne se voit et qui nous interpelle ! Pensons philosophiquement ! Respectons la question ! Respectons ce qui nous est révélé ! Reconnaissons tout simplement que nous ne savons pas et que nous essayons seulement de comprendre pour mieux vivre ! Il n’est pas important comment tu te vois vivre, l’important est que tu sentes que tu vis vraiment malgré la vision de l’autre. L’autre te suivra dans ce bien être.
C’est un sentiment que nous sentons dans notre cœur, la raison ne peut le contenir.
Les sentiments du cœur perçoivent peut-être des signaux depuis le cerveau, mais le mode de pensée du cerveau n’atteint pas les signaux du cœur. Le cœur perçoit l’absent que la raison perd. Le cerveau est statique, le cœur par contre bat. Tous deux, rien dans le corps ne peut les substituer et.. ils ne croissent pas… Le cœur meut.

Le mouvement a une force derrière lui qui le provoque. Le mouvement auquel nous appartenons nous comprend pour la seule raison qu’il nous est antérieur, antérieur à notre existence. Comment donc pouvons nous percevoir par la raison la force provocatrice de ce mouvement qui nous comprend ? La raison ne peut jamais atteindre cette force parce que son existence est antérieure à la notre et à notre raison.
Tenons nous donc à un seul cycle pendant notre mouvement de pensée philosophique, pendant notre tentative de compréhension, et déplaçons-nous entre les cycles pourvu que nous nous rapprochions à travers certains d’entre ces derniers à la réalité du cercle global qui est en mouvement. Déplaçons-nous entre les choses de la vie et essayons de prendre conscience d’une partie de leur réalité, de leur vérité.
La vie est un ensemble de mouvements qui se déplacent sur des cycles qui proviennent d’un passé lointain et qui passent (le temps présent qui est en mouvement) dans le temps qui suit ce passé (le temps futur qui va toujours vers l’avant) sur des cercles. Notre présent est un temps qui est en mouvement, qui suit notre passé.
Nous traitons notre présent comme nous traitons la ligne ou le trait en géométrie. Nous fixons le mouvement du temps pour l’étudier ou pour nous arrêter sur un fait donné pour une certaine raison, pour une certaine déficience, car le temps ne s’arrête pas, mais je crois que je peux affirmer qu’il coule tel l’écoulement de l’eau ou qu’il court comme le vent dans des roulements cycliques autour c’un centre voyageur.
En dehors de la pensée humaine, il n’y a ni passé, ni présent, ni avenir.
Le temps est un mouvement infini dans des cercles, sur des cycles. La ligne droite n’est qu’une vision qui appartient à un être droit qui se voit droit malgré la forme ronde de ses yeux et malgré les composantes circulaires de sa vue, de sa vision et de son avis, malgré la rondeur du monde et des mouvements cycliques dans l’univers.
Les cycles s’anéantissent de faiblesse, ils sont des cycles poussés au sein d’un cercle global qui s’étend. Nous nageons sur un seul cycle seulement entre d’innombrables cycles, un très petit cycle dans toute l’ampleur de l’univers et qui porte notre vie que nous considérons tout à notre redressement.
La vie est un ensemble de cycles en mouvement continu au sein d’un cercle global qui s’étend et qui se déplace, un cercle qui navigue ou qui avance.
La vie est destruction et construction continues en même temps qui a un commencement qu’a provoqué une force, et une fin que finit la faiblesse. La vie a été, elle est entrain de passer sur ses cercles vers un temps qui nous dépasse.
Nous sommes une temporalité seulement. Nous sommes une durée matérielle qui passe vers une fin inévitable.

Le ressenti ne finit pas de nager dans des cercles à la recherche de la vie, à la recherche de cœurs qui battent pour y laisser un impact d’un sentiment. Les sentiments nous encerclent de tous les cotés. Ils entrent en collision contre les courants sanguins dans nos veines et y provoquent des vibrations qui sont tantôt délicieuses et tantôt douloureuses. Les sentiments nagent, se condensent et se dispersent selon l’énergie d’attraction ou de rejet de celui qui les porte, de l’être vivant. Les sentiments sont une énergie électromagnétique qui nage dans l’espace.. Chacun a ces récepteurs et ses capacités à décrypter les codes éternels. Les sentiments nagent dans des cercles invisibles que ne peut atteindre la raison et que le cœur ressent.

Vivons notre circulation sanguine, soutenons nos cœurs et voyons comment nous animons et comment nous faiblissons malgré nous en attendant notre fin. Nous sommes vivants par la force. Par la force nous nous trouvons dans un cycle. Nageons dans nos cercles et gardons notre sans léger. Tournons le dos à la recherche de la vérité, à ce moment là seulement la vérité viendra à nous car elle a toujours été là. Elle est en nous laissée à nos sentiments selon la croyance.

Si nous nous retrouvons, nous vivons vraiment ! Et si nous restons égarés, alors c’est que la vie ne fait que nous emporter !


Allal Ferri - Mai 2010

Traduction de l'article original en arabe ici publié dans la rubrique "Articles"

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Published by Allal Ferri Allal Ferri - dans Articles
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 16:25

بــين القــلـب و العــقـل


دوائـر و حـلـقــات
حقيقة مكررة، أو حلقة ظرفية


( نحن فقط نسبح في دوائرنا المحدودة الظرفية بين دورات عابرة و حلقات تسبح كلها على دورة شاملة متمددة... )

ما الدوائر ؟ ماذا يحدثها و ماذا يُفنيها ؟ ثم.. ماذا نستلهم منها ومن تموجاتها التي تحدث بالقوة و تموت بالضعف ؟

 

 


الدائرة حركة في الأصل كما الأصل لصورة دجاجة في لحظة معينة هو الدجاجة الحية المتحركة ذاتها. الدائرة كما نعرفها صورة أو رسم، أما الدائرة في الأصل فهي جزء من حركة مستمرة في جميع الاتجاهات بكل أبعادها تنتج عن قوة مركزية و يعتمد استمرارها على طاقة هذه القوة و على القوى الداخلية لهذه الحركة الدائرية التي تحدث صدمات مستمرة و متوالية تدفع باتجاه تمدد هذا الاستمرار الدائري. لن نبحث في في القوة المركزية هنا، لا في ماهيتها و لا في مسبباتها، إنما سنركز فقط على حدوث تلك الحركة الدائرية و سنبحث انطلاقا منها في ماهية الوجود عموما الذي هو حركة شاملة و في ما سأصطلح عليه بالحركات أو الدوائر الظرفية التي يتشكل منها الوجود.
كل حركة هي في الأصل دائرية لأن الأصل فيها انتقال لصوت أو انزياح لجزيئات صغيرة جدا إما بالتشتت أو بالتركيز. و إن لم تبد الحركة دائرية، فتكون وراء سيرورتها المستقيمة أو المتعددة الأبعاد.. دوائر، مهما كانت هذه الحركة و لو بدت تسير على مستوى مستقيم. فالمستقيم تصور فقط. المستقيم رؤية فقط، و الرؤية طبعا ليست حقيقة. المستقيم.. هو اتجاه حتما، لكن فقط حين نخطه افتراضيا مضطرين. أو ربما كذلك هو اتجاه لا منتهي، اتجاه لا محدود، فكرة ! و ذلك من زاوية نظر معينة بقوة فكر.. بتفكير تطبيقي.
المستقيم رؤية إن اجتمع عليها كثيرون أصبحت بالتكتل اتجاها بمعناه الفكري الفلسفي المتعارف عليه، أو كيانا كالمدرسة و الجمعية والمنظمة و الحزب أو.. الدجاجة...

 

لاحظ معي أن المستقيم له اتجاه في خط افتراضي و أن الفكر قد يتجمع في تكتل باتجاه مشترك متفق عليه. نحو هدف معين.
المشكل كله هنا : تحديد الاتجاه، تجميد حركة الأفق و جعله صورة فقط بيد أنه حركة بقوة الطبيعة اتجاه فلسفي مثلا، أو مصلحي.
هذه المستقيمات لا يمكن لها إلا أن تكون ظرفية، و هي بظرفيتها الفكرية تلك تصبح دائرية حيث أنها تبتدئ في نقطة معينة و تنتهي في نقطة خيالية تكون عموما نقطة بداية أخرى. الحركة من النقطة المعينة إلى النقطة الخيالية هي دائرة منتهية، وزارة مثلا أو حكومة، و عند نهايتها تنطلق الدائرة الموالية لتبدأ معها و مع غيرها من الدوائر الموازية حركة مركبة لحلقة أخرى، حضارة أخرى مثلا.
كذلك هي الحضارات حلقات. حلقات حركتها دوائر متحركة. و مهما اجتمعت الرؤى حول شيء معين أو حول تصورات محددة فهي تبقى نظرة. نظرة ظرفية رغم الكثرة. تنطلق بقوة و تندحر لتموت بالضعف و تبقى صورة. مرجعا. تاريخا.
لربما نتفق هنا على أن الحقيقة لا تكمن لا في الكثرة و لا في القلة و لا حتى في فرد إذن، لأن الفرد ينتهي برؤيته إن لم يتشاركها و القلة تتفكك بسرعة مع الزمن و لا يكون لها أثر مستمر بالتالي في الزمن و الكثرة مهما ازدادت تصبح صورة أو مرجعا يضاف إلى مجموع الاتجاهات التي كانت و صارت مراجع فقط. الحقيقة تتغير كل الوقت.
الحقيقة تأخذ شكلا افتراضيا من ظرف، من زمن. ربما يكون الزمن الذي يحتوينا جميعنا هو الحقيقة لأنه يلتقي معها في التغير و السيرورة. و لربما نتفق لاحقا بالتالي على أن نؤمن بما هو موجود و ما هو محسوس معا حتى تكون لنا نفس الرؤية و.. نفس وقع الأثر الصوتي الغني عن تصوراتنا.

 

الدوائر تحيط بنا و تحملنا بداخلها فوق حلقات الزمن المتعاقبة كالأمواج قبل انكسارها على الشاطيء، كالموجات. الجيل، العشرينات أو بداية القرن العشرين، الحقبة، العصر، الحضارة، الدولة...
الدوائر تكور حقيقتنا الظرفية المرئية بالحقيقة التي وجب أن تكون محسوسة فقط، بالحقيقة التي أتت قبلنا و التي تسير أمامنا.
الحقيقة سبقتنا. حين كانت الحقيقة لم نكن. الحقيقة تتقدمنا. و حيث أنا كنا، اِطلعنا و عرفنا أشياء كثيرة و تطلعنا فبحثنا و نجحنا.. لكننا لا زلنا لا نعلم. كيف لنا أن نعلم و ما رأيناه و ما أحسسناه لا يعدو أن يكون أثرا تحدثت لنا عنه العلوم الإنسانية و بعض الأنثروبولوجيا و مؤخرا بعض التحليل العلمي التأويلي، حديث يبقى قراءات إنسانية. آراء قد تكون مفصلة و دقيقة. هي حقائق قطعا، لكنها ليست الحقيقة، لأن الحقيقة، بكل بساطة، تشملنا.
نحن البشر كلنا و كل من سبقونا جزء من الحقيقة، أو نحن فقط أحد مكوناتها المتنوعة.

 

العلوم، كما نشهد، لم تستطع بعد تجاوز خطيئة قابيل. ما هذا العلم الذي يقترف نفس الجريمة ؟ هذا العلم الذي يقتل أخاه ! هذا العلم الذي تصطدم بداخله حقائقه.
لَمْ نر الحقيقة، لِمَ البحث عنها في المتخيل ؟
لنلاحظ الحقائق المتكورة و نتبعها في شكلها الذي حكمته الدوائر ! لنلتف حول أنفسنا و نرى ما يمكننا أن نحس به و أن نتصوره. لنتتبع الأثر إلى الوراء.
أعمتنا الأشكال و التنوع و الأبعاد. أعمانا نور شمس فلم نهتد لنور الإحساس الذي انبعث في أصله من الظلام.. و إلا.. فلم نحس أكثر في الظلام ؟
لنتأمل كيف نتشابه كلنا في إحساسنا حين دخولنا في فضاء مظلم. لنتأمل ألوان خوفنا ! تلك تجربة عشناَها و كلنا يخاف الظلام رغم اليقين بأنه آمن في حالات اختراقه تجريبيا. نور الشمس ليس كل شيء. نور الشمس يخفي كل الحقيقة الدائرية من حولنا. كل الحقيقة التي تحتوينا. كل الحقيقة التي تكمن في الظلمات.
لا معنى للوجود في حدود الشمس. عجيبون نحن حقا رغم الدوائر.. نبحث عن حقيقة تحتوينا. أيمكن لنا أن نحيط بما يحتوينا ؟ ما أكثف الكون عن وعينا ! و ما أبعد الكون عن إدراكنا ! كيف لنا أن نعلم ؟ !

 

لنشعر ! لنعش بما هو أمامنا و لنتلذذ بما لا يرى و يدعونا إليه ! لنتفكر ! لنحترم السؤال ! لنحترم ما يوحى ! لنعترف أننا ببساطة لا نعلم و أننا نحاول فقط أن نفهم لنعيش أحسن ! ليس المهم كيف تراك تعيش، المهم أن تحس أنك فعلا تعيش رغم نظرة الآخر فيرجع إليك الآخر لراحتك.
هو إحساس نشعر به في القلب، لا يمكن للعقل أن يحتويه.
أحاسيس القلب ربما تتلقى إشارات من العقول، لكن تفكير العقل لا يدرك إشارات القلب. يدرك القلب الغائب و لا يدركه العقل. العقل ثابت و القلب ينبض. و هما معا لا يعوضهما شيء في الذات و.. لا ينموا... القلب يتحرك.

الحركة لها قوة دافعة. حركتنا التي ننتمي إليها تحتوينا لسبقها لوجودنا. كيف لنا إذن أن نعقل القوة الدافعة لهذه الحركة التي تحتوينا ؟ لن يصل العقل أبدا إلى هذه القوة لأن وجودها سابق لنا و لعقلنا.
لنلتزم إذن بحلقة واحدة فقط حين حركتنا التفكرية هذه، حين محاولة الفهم، و لنتنقل بين الحلقات عسى أن نقترب من خلال بعضها إلى حقيقة الدائرة العامة المتحركة. لنتنقل بين أشياء الحياة و لنحاول إدراك شيء من حقيقتها.
الحياة عبارة عن مجموعة من الحركات التي تنتقل على حلقات أتت من ماض سحيق وهي تمضي (الزمن الحاضر المتحرك) في زمنه اللاحق (الزمن المستقبل الماضي دائما إلى الأمام) على دوائر. حاضرنا زمن متحرك لاحق لماضينا.
نحن نتعامل مع حاضرنا كتعاملنا في الهندسة، مع الخط. نثبت حركة الزمن لندرسة أو لنتوقف عند حدث معين لسبب ما، لنقص ما، فالزمن لا يتوقف، بل أكاد أجزم أنه يجري جريان الماء أو الرياح في دورات حلقية على مركز سيار.
خارج الفكر الإنساني، ليس هناك ماض و لا حاضر و لا مستقبل.

 

الزمن حركة مستمرة في دوائر، على حلقات. و ما الخطُّ المستقيم إلا نظرة لكائن قائم يرى نفسه مستقيما رغم عينيه الدائرتين و المكونات الدائرية لنظرته، لرؤيته، لرأيه. رغم عالمه الدائري و رغم الحركات الحلقية الكونية.
الحلقات تفنى بالضعف، هي حلقات مدفوعة داخل دائرة شاملة تتمدد. نحن نسبح على حلقة واحدة فقط من حلقات لا تحصى، حلقة صغيرة جدا في شساعة الكون تحمل حياتنا التي نراها كل شيء عند قيامنا.
الحياة مجموعة حلقات مستمرة الحركة داخل دائرة شاملة تتمدد و تتنقل، دائرة تسبح أو تسير.
الحياة عبارة عن هدم و بناء مستمر لها بداية بالقوة و نهاية بالضعف. الحياة كانت و هي ماضية على دوائرها إلى زمن هو أبعد منا.
نحن ظرف فقط. نحن مدة مادية ماضية إلى نهاية حتمية.

يظل المحسوس يسبح في الدوائر يبحث عن الحياة، يبحث عن قلوب نابضة يترك فيها أثر إحساس. الأحاسيس تحيط بنا من كل ناحية و هي تصطدم بالتيارات الدموية في عروقنا فتحدث بها اهتزازات تكون أحيانا لذيذة و أحيانا مؤلمة. الأحاسيس تسبح و تتكثل و تتشتت حسب طاقة الجذب و الطرد لدى من يحملها، لدى الكائن الحي. الأحاسيس طاقة كهرمغناطيسية سابحة في الفضاء.. لكل لواقطه و قدراته على فك الشفرات الأبدية. الأحاسيس تسبح في دوائر خفية لا يدركها العقل و يحسها القلب.

لنعش دورتنا الدموية، لنقو قلوبنا و لننظر كيف ننتعش و نفتر رغما عنا إلى حين.
نحن أحياء بالقوة. بالقوة نحن موجودون في حلقة. لنِسبح في دوراتنا و لنحافظ على خفة دمنا. لندر وجوهنا للبحث عن الحقيقة، حينذاك فقط تميل الحقيقة إلينا لأنها كانت دائما هناك. فهي بداخلنا موكولة لأحاسيسنا حسب الاعتقاد.

إن اهتدينا نعِـــش فعلا ! و إن لم نهتد نحيا فـقط !

 

 

عــــــــــلال فـــــري ، مـــــارس 2010

Traduction vers le français disponible dans la même rubrique "Articles"

 

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